Connaissez-vous l’histoire incroyable de Thami El Glaoui, le célèbre Pacha de Marrakech surnommé « le Seigneur de l’Atlas » ? Figure emblématique du Maroc sous le protectorat français, il fut à la fois chef de tribu berbère, stratège politique redoutable et l’un des hommes les plus riches de son époque.
Son empire reposait sur des terres agricoles immenses, des mines de phosphate et de gigantesques propriétés foncières. Sa fortune, estimée à près de 50 millions de dollars dans les années 1950 — soit l’équivalent de 880 millions d’euros aujourd’hui — faisait de lui un véritable magnat du monde arabe.
Entre alliances politiques, influence coloniale et gestion d’un patrimoine colossal, Thami El Glaoui a bâti un empire aussi puissant que controversé. Mais derrière les fastes des palais de Marrakech et de Telouet se cache aussi une chute spectaculaire, celle d’un homme qui a tout eu… avant de tout perdre.
👉 Plongeons ensemble dans l’histoire fascinante de la fortune du Pacha de Marrakech, de son ascension fulgurante à la disparition de son empire.
Thami el glaoui : à la découverte de la fortune du pacha de marrakech
Vous connaissez la fortune de Thami El Glaoui ? Ce Pacha de Marrakech sous protectorat français, chef de la tribu berbère des Glaoua, était surnommé « Seigneur de l’Atlas » ou « Panthère noire ». Il a dominé le Maroc avec l’appui des Français.
Sa richesse venait des terres agricoles, mines de phosphate et acquisitions foncières. Estimée à 50 millions de dollars (880M aujourd’hui), il possédait 11 400 hectares irrigués, la plus grande concentration du Maroc.
Il prélevait une dîme sur amandes, safran et olives. Parts dans mines et usines françaises. Il bénéficiait de remises sur machines et voitures. Méthodes controversées : achat de terres en sécheresse. Il a même construit un parcours de golf privé. Palais comme Dar el Bacha à Marrakech et Kasbah de Telouet.
Voyons comment il a bâti cette fortune via alliances françaises et stratégies audacieuses. Prêt à comprendre ce qui a fait de lui l’un des hommes les plus riches de son époque ?
Les origines de la richesse : comment thami el glaoui a-t-il bâti son empire ?
Voyons comment Thami El Glaoui, Pacha de Marrakech (1912-1956), a construit son empire. Chef de la tribu Glaoua, son pouvoir politique était la clé de sa fortune.
Un pouvoir politique au service de ses ambitions
Grâce à son frère Madani, qui obtint du Sultan le droit de taxer les caravanes après l’avoir secouru, Thami a sécurisé le col de Télouet. Sous protectorat français, cette alliance lui donna un contrôle total sur le sud du Maroc avec des armes modernes. Son influence était immense.
Le col de Télouet, carrefour économique majeur entre Sahara et régions septentrionales, permettait de prélever des taxes sur toutes les marchandises, notamment épices, cuir et métaux précieux, générant des revenus considérables.
Des sources de revenus diversifiées et très lucratives
Ses revenus provenaient de plusieurs sources clés :
- Prélèvement d’une dîme sur les récoltes d’amandes, safran et olives, exportés vers l’Europe pour des prix élevés.
- Parts dans des mines de zinc et plomb gérées par les Français, rapportant des dividendes réguliers.
- Achat de terres à bas prix pendant les sécheresses, transformées en exploitations irriguées, acquérant des milliers d’hectares fertiles.
- Remises sur machines et automobiles importées pour moderniser ses exploitations agricoles.
Pendant une sécheresse, il a construit un golf privé à Marrakech. Winston Churchill y jouait souvent, renforçant ses liens avec les autorités coloniales. Les Français ont obtenu des droits de jeu pour apaiser les protestations sur le gaspillage d’eau.
Ces terres acquises ont généré des récoltes suffisantes pour alimenter les marchés locaux et internationaux. Son statut de pacha offrait une couverture imprenable, soutenu par les autorités françaises.
Sa fortune de 50 millions de dollars (880 M€ aujourd’hui) lui permit de restaurer la kasbah de Telouet et de nouer des relations avec des personnalités comme Charlie Chaplin. Il était l’un des hommes les plus riches du Maroc.
L’ampleur de la fortune el glaoui : des chiffres qui donnent le tournis
Une fortune estimée à plus de 880 millions de dollars d’aujourd’hui
Voyons ensemble l’immensité de sa richesse. Thami El Glaoui était le Pacha de Marrakech de 1912 à 1956. Sa fortune était estimée à 50 millions de dollars à l’époque. Ajustée à l’inflation, cela représente plus de 880 millions de dollars aujourd’hui. Il était le deuxième homme le plus riche du Maroc après Pacha Boujemaa Mesfioui. Une somme colossale pour l’époque !
Avec une fortune estimée à 50 millions de dollars à l’époque, Thami El Glaoui n’était pas seulement un chef politique, mais l’un des plus grands magnats financiers de son temps.
Ses revenus provenaient de l’agriculture (dîme sur amandes, safran et olives), des mines de phosphate et françaises et de remises sur les voitures importées. Il dirigeait des holdings puissantes comme l’ONA et l’OIA, maîtrisant des monopoles sur le sucre, le savon, le thé, la distribution de Coca-Cola, le cobalt, les olives et les oranges. Sa fortune s’est accumulée via des moyens contestés, exploitant sa position de Pacha pour acheter des terres à bas prix pendant les sécheresses, renforçant son emprise agricole.
Un patrimoine immobilier et foncier hors du commun
Son patrimoine incluait :
- Kasbah de Telouet, berceau familial
- Dar el Bacha (Musée des Confluences), construit en 1910
- Kasbah Taourirt à Ouarzazate, forteresse historique
- Dar Glaoui à Fès, palais somptueux aux détails raffinés
Ses biens s’étendaient de Tanger à Ouarzazate, témoignant de son pouvoir. Dar el Bacha accueillait Churchill et Chaplin. Aujourd’hui, le Musée des Confluences y expose l’histoire du Maroc. La Kasbah de Telouet possède des stucs, zelliges et chauffage central. Dans la province de Marrakech, il détenait 11 400 hectares irrigués, soit plus que le Sultan. Durant une sécheresse, il fit construire un parcours de golf privé irrigué, symbole de son pouvoir absolu.
Un train de vie fastueux et des amitiés internationales
Savez-vous que Thami El Glaoui, Pacha de Marrakech, accueillait régulièrement les stars mondiales ? Nous allons explorer son train de vie fastueux. Son charme et sa prodigalité ont attiré Winston Churchill, Charlie Chaplin, Colette et Maurice Ravel. Ces célébrités venaient souvent à Marrakech pour des réceptions inoubliables.
Il a même construit un parcours de golf privé irrigué. Une innovation rare en 1920, dans un désert marocain. Cela montrait son amour pour le luxe et son pouvoir.
Ce n’était pas juste du luxe. C’était du soft power. En hébergeant des leaders mondiaux, il renforçait son influence. Churchill y venait souvent pour peindre.
Contrairement à d’autres dynasties basées sur l’artisanat de luxe, comme un véritable empire familial, celle d’El Glaoui reposait sur le pouvoir politique et foncier. Ses terres agricoles, mines de phosphate et vastes acquisitions foncières faisaient de lui l’un des hommes les plus riches du Maroc au début du XXe siècle.
Ses propriétés somptueuses, comme la Kasbah de Telouet, témoignaient de sa richesse. Chaque détail était pensé pour impressionner. Après sa mort en 1956, l’État a saisi ses biens.
Thami El Glaoui recevait aussi Orson Welles en 1933. Ses réceptions étaient des événements mondiaux. Des banquets somptueux, des cadeaux coûteux. Il voulait montrer que le Maroc était un carrefour du monde.
Il a assisté au couronnement de la Reine Elizabeth II en 1953 en tant qu’invité de Churchill. Ses cadeaux somptueux ont été refusés, car il ne représentait pas un gouvernement. Cette histoire montre ses liens avec l’élite européenne.
La chute de l’empire : que reste-t-il de la fortune el glaoui ?
La fin d’un règne et la confiscation des biens
Thami El Glaoui était pacha de Marrakech sous protectorat français. Ses richesses provenaient de terres agricoles, mines de phosphate et acquisitions foncières. Il prélevait une dîme sur les récoltes d’amandes, safran et olives. En sécheresse, il construisit un golf privé irrigué. Ses remises sur les importations renforçaient son pouvoir.
Il est décédé le 23 janvier 1956, peu avant l’indépendance. Son rôle dans l’exil de Mohammed V en 1953 a précipité sa chute. L’État a confisqué ses biens immédiatement après sa mort.
La chute fut aussi spectaculaire que l’ascension : à sa mort, l’immense fortune du Pacha fut confisquée par l’État, ne laissant à ses héritiers qu’une infime partie de l’empire.
La structure de sa fortune s’est effondrée comme la fin de cet empire financier.
Un fils exilé 15 ans, quatre autres emprisonnés 18 mois. La kasbah de Telouet fut abandonnée. Hassan II considérait cette « féodalité » comme une menace. Sa fortune (50M$ en 1956, 880M actuels) fut entièrement confisquée.
L’héritage de la famille el glaoui aujourd’hui
La famille El Glaoui existe toujours, sans fortune historique. Hassan El Glaoui, peintre influencé par Churchill, vend ses œuvres à plusieurs centaines de milliers d’euros. Abdessadeq El Glaoui fut ambassadeur aux États-Unis et a écrit un livre sur son père. Touria El Glaoui fonde la foire 1-54 pour l’art africain. Mehdi El Glaoui joue dans « Belle et Sébastien ». Brice Bexter, arrière-petit-fils, est acteur. La kasbah d’Agdz fut un centre de détention (1976-1982). Hassan II l’intégra dans son secrétariat pour le golf. L’héritage reste débattu. Il n’en tiendra qu’à vous de trancher.